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Communiqué de presse – FICAM - RAPPROCHEMENT QUINTA COMMUNICATION ET ECLAIR GROUP’

Sollicitées par tous, évidemment indissociables de l’avenir de la diversité de la production nationale, les Industries techniques du cinéma et de la télévision demeurent depuis des décennies les entreprises les moins considérées du paysage audiovisuel français.

Et pourtant ...

- en sacrifiant leurs marges et en supportant des risques financiers inhabituels sans lesquels la production indépendante française n’existerait pas,

- en supportant le coût des moyens de production de plus de 400 courts-métrages chaque année - sans lesquels le renouvellement des talents, source de la diversité, s’éteindrait,

- en assumant le poids des mutations technologiques, qui induisent souvent de nouvelles exigences artistiques - parfois légitimes - mais toujours dénuées de budget,

- en faisant face aux distorsions concurrentielles européennes qui offrent des opportunités que les producteurs savent saisir, sans tourner le regard vers leurs fonds baptismaux,

- en se voyant opposer par les producteurs le poids des cachets artistiques à la réalité des coûts techniques,

- en subissant des délais de paiement anormaux,

- en faisant face à des obligations sociales et fiscales sans concession, qui n’intègrent pas les spécificités du marché malgré de multiples démarches,

- en étant pris en compte de façon toujours secondaire, tant dans les demandes que la FICAM transmet à la tutelle que dans l’écoute que la profession accorde à sa filière technique...

.... Les Industries techniques françaises ne disposeront bientôt plus, des moyens de garantir leur pérennité, et donc, le pluralisme d’une offre technique, vitale à l’indépendance et à la diversité de la production nationale.

Pour assurer la continuité d’une activité sans laquelle le cinéma et l’audiovisuel français n’existeraient plus, les Industries techniques s’orientent, de fait, vers la consolidation, au travers de regroupements, ou l’entrée d’investisseurs français ou étrangers dans leur capital. Qui pourrait s’en étonner ?

Depuis dix ans, la FICAM anticipe cette situation, proposant de nombreuses mesures et incitations. La mise en œuvre - souvent tardive - de certaines d’entre elles a montré leur efficacité pour toute l’économie sectorielle et l’emploi.
Mais d’autres mesures, pourtant indispensables, sont victimes de l’inertie de ceux qui devraient les promouvoir. Le prétexte de la réglementation européenne souvent utilisé – et pourtant inacceptable pour l’industrie culturelle- finit d’éteindre les meilleures volontés.

Le Cinéma et l’Audiovisuel sont une Industrie : la création, les talents, la technique, la diffusion, lui sont vitales.
Il n’est peut-être pas trop tard pour sauver le 7ème Art français,
Mais prendre définitivement conscience que l’art et la technique ne font qu’un, et agir en conséquence, cela ne peut plus attendre.

Pour le comité directeur de la FICAM :
Hervé CHATEAUNEUF
Délégué Général