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LA FICAM REVENDIQUE L’APPARTENANCE DE LA FILIERE TECHNIQUE A L’INDUSTRIE CULTURELLE

La Direction de la concurrence de la Commission Européennea demandé au Centre national de la cinématographie (CNC) de lui transmettre avant le 31 Janvier 2006 les propositions d’une mise en conformité européenne des aides publiques françaises délivrées aux Industries techniques du cinéma et de l’audiovisuel.

La FICAM s’oppose solennellement à la mise en cause de l’aide publique qui accompagne les investissements en nouvelles technologies des entreprises engagées dans le soutien à la création et au renouvellement des talents, notamment, chaque année, à travers :

 - Des centaines de programmes musicaux (clips), de captations de spectacles vivants, d’opéras, de pièces de théâtre qui ont accès, malgré l’insuffisance de leur capacité financière, aux moyens les plus sophistiqués d’enregistrements et de retransmissions auprès des grands prestataires de l’audiovisuel,

 - La réalisation de plusieurs centaines de courts métrages par la mise à disposition, en dehors de toutes logiques commerciales, des moyens techniques de tournage et de post-production.

 - Les films d’auteurs, notamment les premiers longs métrages, qui bénéficient d’un esprit de partenariat sans lequel la diversité de la production française n’existerait pas.

Cette contribution, sans contrepartie, de la filière technique représente plus de 15 M€. 

C’est pour préserver cela que les Industries techniques de la création refusent d’être « rangées » dans le « droit commun européen ». Une œuvre audiovisuelle n’est pas une marchandise, les talents et les techniques qui y contribuent, non plus.

LaFICAM demande à être entendue par Madame Neelie KROES, Commissaire européen àla concurrence afin de lui exposer les conséquences désastreuses pourl’ensemble de la production audiovisuelle française d’un retrait du soutien auxIndustries techniques de la création.