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LES INDUSTRIES TECHNIQUES DU CINEMA ET DE L’AUDIOVISUEL MENACENT DE QUITTER LA « TUTELLE » du Ministère de la CULTURE

Au cœur de l’Industrie cinématographique française, les Industries techniques exercent un rôle déterminant qui garantit la diversité et l’importance de la production française :

• En contribuant au renouvellement des talents par un soutien technique évalué à 24 M€ en faveur de 400 Courts métrages et des 1er films de longs métrages chaque année
• En offrant des conditions exceptionnelles aux distributeurs indépendants
• En sacrifiant leur marge opérationnelle à une offre technologique du plus haut niveau

Les mesures initiées par la FICAM n’ont jamais trouvé le soutien nécessaire à leur adoption par le Parlement (3 Amendements ajournés depuis 4 ans : l’aménagement de la Taxe Professionnelle pénalisant particulièrement le secteur, l’ouverture du Mécénat culturel (court métrage) aux Industries techniques, l’ouverture du « Crédit d’impôts cinéma » aux producteurs étrangers (200 M€).

Alors qu’il est établi que l’Industrie cinématographique est composée de 5 filières (Création, Production, Industries techniques, Distribution, Exploitation) dont la « totale interdépendance » justifie la plus grande attention à l’égard de chacune d’entre elles, le C.N.C. décide en 2008 de « maintenir » une affectation inéquitable et dérisoire de 0,8% - soit 4,2 M€ - sur 520 M€ de ressources du Compte de soutien cinéma et audiovisuel en soutien aux nouvelles technologies de la Filière.

Enfin, sans même dresser l’inventaire des engagements non-tenus, les Industries techniques se sont vues exclues en Mars 2006 du périmètre de l’Exception culturelle nationale dans la plus totale passivité politique des Pouvoirs publics, face à l’entreprise déstructurante de la Commission européenne, et en dépit de tant d’arguments, Conventions ou Traités opposables.

La FICAM dénonce l’indifférence qui précipite les Industries techniques dans l’exigence de critères de gestion propres à toute « économie de marché », interdisant aux Producteurs et jeunes réalisateurs de trouver auprès d’elles le « soutien historique » qui a fait du Cinéma français et de son modèle économique, une exception reconnue et enviée en Europe et dans le Monde.

Les Pouvoirs publics ne peuvent ignorer les conséquences d’une politique qui accélère notamment les concentrations d’entreprises et expose TOUS nos mécanismes de soutien au risque d’incompatibilité européenne : La Diversité culturelle française est en réel danger !