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Baromètre de l’Observatoire Métiers/Marchés Long métrage – janvier-septembre 2009

I/ Evolution du nombre de semaines
LLa production de longs métrages d’initiative française (hors films d’animation et documentaires) est en légère augmentation entre janvier et septembre 2009, avec 120 projets mis en production contre 113 l’année dernière (+6%). L’évolution du nombre de semaines révèle que la durée moyenne des tournages a baissé de 9% entre 2008 et 2009 (9,02 semaines en 2008 contre 8,2 semaines en 2009). Cette baisse est probablement imputable à la diminution des financements des longs métrages. Les tournages à l’étranger sont en baisse (taux de délocalisation de 23%) depuis 3 ans. Depuis le début de l’année 2009, les tournages à l’étranger baissent au profit des tournages en France. Notons que les prestations de tournage et de postproduction des productions délocalisées sont de plus en plus assurées par des prestataires français. Seule la pellicule demeure la plupart du temps achetée sur les lieux de tournage. Les délocalisations économiques, qui représentaient 48,3% en 2008, ne représentent plus que 27% en 2009 soit 72,2% de délocalisations artistiques.

II/ Les longs métrages par genre

La production de films documentaires est en nette progression depuis 2006 même si elle baisse en 2009 au bénéfice des FIF (+6% entre 2008 et 2009). La production de films d’animation reste toujours relativement minoritaire malgré le pic de 2008 (année qui a vu, notamment, la mise en production des Lascars, 2 nouveaux épisodes de la série Arthur, Le Chat du rabbin).

III/ Devis des longs métrages

En 2009, les montants investis pour les films mis en production sont en baisse de 20%, avec 203 M d’euros de moins investis en production. Cette chute s’explique par la baisse des projets supérieurs à 7 M d’euros. Alors qu’au 1er semestre 2008, 10 projets étaient très supérieurs à 22 M d’euros, seulement 4 sont lancés entre janvier et septembre 2009 (Camping 2, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, The Ghost et le film d’animation Un monstre à Paris). Même si ces grosses productions ne profitent pas toujours aux industries techniques, les prestations des effets spéciaux ne sont pas négligeables. Nous constatons par ailleurs une stagnation des films à petits budgets ainsi que des films dits du « milieu ».

IV/ Les supports de tournage

Le support de tournage film 35mm reste le format très majoritaire pour les longs métrages de fiction d’initiative française (64% des projets sont tournés en 35mm). Néanmoins, nous assistons, sur le dernier trimestre (juillet-septembre), à une accélération de la dématérialisation. En effet, sur les 55 longs métrages d’initiative française passés en commission d’agrément, 29 ont été tournés sur support 35mm et 25 en numérique (1 non renseigné). Les tournages en numérique concernent donc 46% des films d’initiative française. On assiste à une percée de la caméra RED. Le 16mm, en revanche, continue à baisser fortement (-68%) au profit de la HD. Celle-ci poursuit sa progression et concerne 20% des tournages entre le 1er janvier et le 30 septembre 2009. 78,6% des films tournés en 16mm, DVCam et HD disposent d’un budget inférieur à 4M d’euros. Le choix de la HD est principalement lié à des considérations économiques. 77,4% des films bénéficiant d’un budget supérieur à 4M d’euros sont tournés en 35mm.
IV/ La post-production
La postproduction 2K représente 39% des postproductions pour la période janvier-septembre 2009. La part de la postproduction des tournages en argentique est à 25%.

Communiqué complet avec les tableaux détaillés en pdf