Ficam
Rss

CP FICAM // BAROMETRE LONG METRAGE // Année 2017

UN TAUX DE DELOCALISATION HISTORIQUEMENT BAS // LE CREDIT D’IMPÔT CINEMA PRODUIT SES EFFETS ET CONFIRME SON EFFICACITE

Le Crédit d’impôt Cinéma réformé au 1er janvier 2016 produit totalement ses effets positifs en 2017, après une année 2016 encourageante, comme en témoignent les résultats annuels du Baromètre Long Métrage de la FICAM.

Le niveau d’activité reste élevé malgré un ralentissement au dernier trimestre

La production de longs métrages d’initiative française, tout genre confondu (fiction, documentaire et animation), baisse de 3% comparé à 2016, pour atteindre un total de 202 projets. Malgré tout, depuis 2015, le nombre de longs métrages recencés passe chaque année la barre des 200 films produits. Nous faisons le même constat pour les seuls films de fiction (hors films d’animation et documentaires) qui, avec 165 projets mis en production, sont en légère baisse comparé en 2016 (-2%). Le dernier trimestre de l’année a particulièrement influé sur ce résultat, puisque nous constatons une baisse de 17% des longs métrages de fiction produits sur cette période, comparé au dernier trimestre de l’année 2016. Hors Valérian, les budgets sont stables, pour atteindre 900 M€, dans la moyenne haute des années précédentes.

Un taux de délocalisation des tournages historiquement bas

Le taux de délocalisation des tournages est à 19%, soit le taux le plus bas de ces 10 dernières années. Ce bas niveau historique, sous la barre symbolique des 20%, confirme l’efficacité du nouveau Crédit d’impôt Cinéma, mis en place au 1er janvier 2016. Notons que les films supérieurs à 20 M€ de budget se sont totalement relocalisés sur la période, là aussi du jamais vu sur la décennie. Ainsi, la chute du nombre de semaines de tournage à l’étranger (-13%), atteignant un niveau historiquement bas sur l’année (231 semaines), impacte directement la baisse constatée du nombre total de semaines de tournage (-5%).

Les prestations effets visuels (VFX) confirment leur retour en France

Le faible taux de délocalisation des effets visuels (5% contre 40% en 2016 !), confirme le retour en force des prestations VFX en France, notamment sur quelques films « ambitieux » (Spirou et Fantasio d’Alexandre Coffre, Belle et Sébastien pour la vie de Clovis Cornillac, Dans le brume de Daniel Roby, Santa & Cie d’Alain Chabat, Gaston Lagaffe de Pierre Martin-Laval, Taxi 5 de Franck Gastambide, Alad’2 de Lionel Steketee, Le Chant du loup d’Antonin Baudry ou encore L’Empereur de Paris de Jean-François Richet). Les montants investis en France dans ces prestations VFX sont estimés à 15,5 M€, soit plus du double du montant constaté en 2016.

Outre le nouveau Crédit d’impôt Cinéma, les dispositifs d’attractivité et de soutien mis en place pour le marché des effets visuels confirment leur efficacité (Aides automatiques pour la Création Visuelle et Sonore du CNC, Bonification du Fonds de soutien Ile de France). La mise en place du nouveau Barème de l’Agrément à partir du 1er janvier de cette année, consolidera, sans aucun doute, la localisation des travaux sur le territoire et démontrera son bénéfice pour l’ensemble de la filière. La FICAM restera néanmoins attentive aux problématiques de financement, notamment concernant la situation de France Télévisions mais également aux effets à court et moyen terme de la baisse de 35 M€ des montants investis par Canal+ en pré-achats de films français et européens, et dont les répercussions ont été perceptibles sur le dernier trimestre de l’année.

Contacts // Stéphane Bedin - Délégué Général Adjoint en charge des Baromètres (01 45 05 72 49) // Jean-Yves Mirski - Délégué Général (01 45 05 72 47)