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Le Ministre de la Culture et de la Communication a reçu une délégation de la Ficam

La délégation de la Ficam était composée de M. Thierry de Segonzac (Président), M. Alain Cornudet (Rapporteur au Bureau Fédéral et chargé de mission « compte de soutien ») et M. Philippe Chauvet (Délégué Général).

M. de Segonzac a dans un premier temps exposé la position de la Ficam sur la situation du Film de Jean-Pierre Jeunet (cf. communiqué de presse de la Ficam d’octobre 2004).

Il a ensuite énoncé les objectifs des industries techniques françaises, à savoir développer le marché sans hypothéquer les acquis, redresser les marges opérationnelles.
Ainsi les industries techniques se rassemblent autour de plusieurs objectifs :

- Créer des mesures attractives simples, créatrices de valeurs

- Préserver la diversité de la production nationale

- Maintenir les grands équilibres au sein de la réglementation

- Veiller à l’égalité de traitement des producteurs

- Associer les nouveaux producteurs extra-européens à une contribution au cinéma national

La Ficam s’interroge sur les raisons qui font pencher M. Le Ministre pour l’ouverture du fonds de soutien :

- Est-ce pour permettre l’intégration et le développement durable de nouveaux producteurs ?

- Est-ce pour répondre à quelques productions exceptionnelles ?

- S’agit-il d’une obligation politique (commission européenne, OMC, diversité, mesures fiscales) ?

- Est-ce pour ajuster la réglementation française à l’évolution économique ?

- Est-ce pour soutenir l’attractivité du territoire ?

- Est-ce la seule mesure possible ?

Thierry de Segonzac a rappelé alors que cette ouverture doit être encadrée par un certain nombre de conditions
- La langue

- Les grands équilibres réglementaires

- Le plafonnement de la prise en compte des coûts artistiques
- La territorialisation des dépenses

- Le développement durable à forte contribution sectorielle

Enfin, le président de la Ficam a proposé et exposé à M. le Ministre une mesure de consensus et de création de valeurs, le crédit d’impôt international.

Le Ministre, pour sa part, a confirmé son souhait de trouver une solution d’ouverture, sachant que diverses alternatives existaient. Il ne prendrait toutefois pas de décision avant le Festival de Cannes. En outre, il s’est engagé à regarder plus avant la question du crédit d’impôt international, souhaitant revenir vers la Ficam dans les 10 jours.